Fort Grunha 4 (18+)
Le mur
- “LA LIBERTE c’est LE DROIT de faire TOUT ce que LES JUGES permettent.”
- - Jan-Paôl Monteskieux
La pluie sans discontinuer, la pluie partout, la pluie tout le temps et la pluie encore.
Tu m’entends la pluie ? Tu m’entends ? Eh bah va te faire enculer !
Le sergent abattu sur l’encolure de son cheval glisse lentement au sol en enjambant sa selle. D’un regard il contrôle que ses gars en font autant : On ne laisse personne derrière.
- “Allez repos les gars !”
Il ajuste son chapeau et ses lunettes embuées pour se diriger vers les bureaux du commandement. Il fait froid, il a les pieds trempés et il n’évite même plus les flaques.
Après avoir patienté cinq minutes à goutter dans l’étroit vestibule, le chapeau rincé sous le bras, cette pute de Katia, que le diable la baise éternellement de sa queue fourchu, l’introduit dans le bureau du Colonel.
John, dans son pannier, lève la tête et se rendort. La lieutenant est assise sur un canapé défoncé, un clope au bec. Le regard du sergent court sur le mur de béton lézardé et repère une colonne de cafards en procession. Derriere son bureau de métal, sur lequel trone un codex particulierement bien relié, la colonel sourit :
“On parlait de vous, sergent. J’attends votre rapport.”
Silence mouillé, seule la pluie tape au carreau. Elle rappelle qu’elle aussi est à l’écoute.
Le sergent soupire et s’execute :
“Comme prévu on est parti au nord, vers la route de Gesseln. On a longé le lit de la Reka avec le groupe d’Albano, il était presque à sec malgré les pluies. La flotte doit s’écouler ailleurs….
Arrivée au pont on a constaté qu’il s’était effondré, surement le tremblement de terre... ou ces putains de Liliths ! Bref, le groupe d’Albano n’a pas eu besoin du pont pour traverser. C’est là qu’on les a quitté. Nous, on a continué à suivre la rivière par la route. On est arrivé jusqu’au vieux cimetière sans encombre, c’est là qu’on a eu l’impression d’être suivi, mais pas de visuel.
On a continué vers la route de Gesseln, mais on a été stoppé au trois pylônes par un groupe de Liliths fortement armés et retranché. La route était barrée. On a fait une retraite au galop, je voulais pas engager les gars. Puis on a essayé de les contourner par le nord, à couvert des genévrier, mais ils nous ont repéré. Ils ont des sentinelles planqués partout et des pièges au sol. Ça a été chaud ! On a dû laisser un cheval derrière et on a eu deux blessés. Mais ils ont pris cher, on a en a butté au moins une dizaine.
On s’est rassemblé sur le vieux cimetière de nouveau et j’ai envoyé Jaegger et Svenner en reconnaissance par l’autre coté pour contourner les trois pylônes. Ils sont revenus une heure après, et ils confirment que la plaine est aussi surveillée.
La dessus on est rentré... Rapport terminé mon colonel.
- Mmmmm … et vous n’avez pas vu de 'cafards' ?
- Non, mon colonel.
- Bien, c’est déja ça de pris. Je vous remercie sergent. Il ne nous manque plus que le rapport de la patrouille d’Albano. Vous pouvez disposer sergent.”
Le sergent tourne les talons alors que ses bottes bavent sur le carrelage fendu. Je vais aller me secher les fringues en chambre et m’arroser le gosier ! Je me demande si cette pute de Katia a bientôt fini son taf ?



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