Fort Grunha 7 (18+)

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Scène 7 : Les ténèbres




                                                                                                                                                                               “Oh, Terre-mere, Oh !  Il y a eu une nuit et il y aura un jour où le SANG versé des clans et des sacrificiés te reveillent enfin. Il y a eu alors une NUIT et il y aura un jour où tu pleures si fort que ta COLERE les met à genou, mais ce n’est pas la fin.  Car il y a eu une nuit et il aura un jour où ils se vengent et te VIOLENT.  Et il n’y aura que la nuit pour que tu accouches de MALEDICTION, ce fils qui seche les LARMES et le sang car c’est alors LA FIN des jours.” 
                                                                                                                   - Artus






  Une pluie fine tombe sur le fort qui se remet lentement des traumatismes de la nuit. Les cadavres des Liliths, et de quelques autres autochtones certainement complices, ornent maintenant les murs depuis ce matin. Dans les allées embourbées on travaille activement a reparer les dégats et dans les baraquements on s’acharne a detruire cette putain d’invasion d’insectes … un fleau pour les silos de grains que combattent les villageois avec pour arme principale leur desespoir.
  L’infirmerie est encombrée de blessés et de volontaires qui font ce qu’ils peuvent pour assurer les soins sans Mama Zeleski. D’ailleurs une enquete suit son court : Que lui est-il arrivé ? Où es-t-elle ? Comment le lieutenant a-t-il été blessé ? Qu’est-il advenu de cette canaille d’Harfang et des nombreux autres disparus ?  On est sûr d’une chose, les Liliths seraient rentrés vers minuit par le puit. C’est pourquoi en ce debut d'apres midi gris, le sergent, avec un petit detachement d'hommes en arme, descend en rappel le long des  parois du puit.  Et le sergent il en chie avec son bras en charpie, mais on ne discute pas un ordre !

  La cheminée est large et d’autant plus profonde que depuis le glissement de terrain le puit est a sec.  Lentement il laisse glisser la corde entre sa main valide. L’obscurité s’épaissi et il fait plus frais. Chaque bruit de la cordée resonne sinistrement. Les gars sont dejà en bas et l’attendent silencieusement. De l’eau de pluie suinte du beton antique. Enfin il prend pied sur un sol jonché d’ordures rouillées ou en decomposition, grouillantes d’insectes et de vers. Le groupe debute alors sa progression. C’est  difficile car le boyau qui fait 1m50 de haut est vraiment très encombré, des années de dechets en tout genre, y compris humain ! Tout le monde est tendu, on jure entre ses dents, on ecrase des insectes dodus qui grouillent sous les bottes ou sur les murs. 

  Après une cinquantaine de mètres, alors que les pas se font plus assurés, le tunel se poursuit vers l’est. Sur la droite gise une porte de metal dégondée qui revele un autre boyau tout aussi sombre et humide. Le sergent examine le sol à lueur de sa torche… reflechi… et fait signe a la colone de continuer à le suivre dans le boyaux principal. 

Regulierement il y a de sombres soupiraux sur le sol, au mur ou au plafond. 
Là, une autre porte de métal mais scellée cette fois-ci. Après encore quelques dizaine de metres et de méandres, la lumiere apparait et le bruit de la pluie résonne dans le tunnel qui donne bientot sur l’exterieur. Des peintures rupestres, grotesques, des traces de mains ensanglantées et de pas un peu partout… Ces putains de Liliths sont bien passés par là !
  Enfin le sergent se retrouve au bord d’une ravine profonde de plusieurs mètres au fond de laquelle coule un torrent furieux.  Sur la paroi opposée, derrière le fin rideau de pluie et de grisaille, on apperçoit d’autres tunnels béants ou eventrés. Puis en se penchant vers  les rochers, au bord du torrent, du sang… 

  Bon, juste  du sang , c’est securisé ! Il est temps de faire demi-tour et de passer la main à une équipe de recherche pour traquer ces satanés clanistes et sauver les otages qui le peuvent encore... 





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