Fort Grunha 10 (18+)
Scène 10 : Le feu
- “Je sais où TU TE CACHES. Viens ici que j’te bute, enculé ! " - Hitman le cobra
La sirene hurle sans reprendre son souffle et dechire les rêves salaces du sergent.
Il bondit hors de son lit en grimaçant à cause de son bras. Bruits d’une cavalcade puis d’éclats de voix dans la coursive. Il enfile rapidement ses vêtements, bottes, ceinturon, long manteau , flingue, marteau et chapeau. Et il gicle, la pétoire, à la main dans la cour et reste en arrêt.
Il fait nuit, le vent qui souffle fort est chargé d’une eau bien glacée et la sirene continue a gueuler par dessus l'averse. Pas tres loin, la M50 se met à crépiter soudain avec ce doux son des bandes qui defilent chargée des bastos que recrachent les quatres cannons couplés. Les cieux se colorent des lueurs de l’incendie. Des cris de panique montent des quartiers assignés aux refugiés. Des ordres sont aboyés. Les gars ont du mettre du temps pour donner l’alarme... C’est mal parti, les Liliths semblent déjà dans le fort.
Direction le poste de commandement, il faut prendre des instructions… En passant je verifirai que Katia est à l’abri.
Le sergent se met à courir comme toutes les silhouettes autour de lui. Il est un peu engourdi, sans doute de la fievre, mais c'est a deux blocs de ses quartiers. Arrivé au carrefour de la pierre du jugement, il se retrouve dans le dos d’une créature montrueuse, de presque deux fois sa taille, qui vient de devisser la tête à mains nue d’un protecteur qui lui vidait sa petoire dans le buffet ! Le sergent réagit sans reflechir et met en joue la tête du monstre mais il a déjà disparu de sa ligne de mire. Comme ça ! Le délire ! Il ne s'aatarde pas sur le cadavre sans tête qui se vide dans la boue.
De l’autre coté de la place il remarque deux autres protecteurs, Allena et Gero, qui ouvrent le feu vers le ciel. Il s’apprete à leur hurler un ‘c’est quoi ce bordel’ quand la créature gigantesque, armée maintenant d’une lame énorme, atteri entre les deux et d’un seul mouvement circulaire les décapite ! Ca va trop vite !
Le sergent hurle sous la pluie battante et charge en vidant son barillet. Il est dans le dos du démon qui ne bouge pas. Les balles qui touchent ne l’abattent pas ! Soudain apparait l’épee gigantesque qui jaillit vers le sergent alors qu’il charge vers elle. Trop tard pour esquiver, le metal s’enfonce à travers le torse du Sergent. Le démon ne s’est meme pas retourné pour ajuster le coup…
Empalé jusqu’a la garde le sergent a le souffle coupé, ses jambes l’abandonne mais il reste conscient accroché à l’épée, suspendu. Le démon opere une rotation et se debarasse du corps comme d’un vulgaire bout de viande, projeté en l’air à la fin du mouvement.
La sirene s’epoumone dans la nuit blafarde et pluvieuse du fort. Elle semble manquer de souffle.



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