Episode 20 de nos aventures dans les Royaumes Oubliés
Nous sommes dans ce qui ressemble a un antique temple élémentaire elfe afin de restituer un artefact à une divinité. Hélas pris dans une boucle temporelle l'équipée tourne en rond …
Pour mémoire, voici les personnages de ces aventures :
- Anderna : Une étrange tatoueuse, possédant moult talents dont quelques sorts mystérieux et utiles.
- Blagord : Un semi-orc barbare enrôlé dans la piraterie, montagne de muscles et champion de lutte que rien ni personne n'arrête.
- Ghino : Votre serviteur. Médecin alcoolique unijambiste qui s'est tourné vers le spirituel sans renier le spiritueux.
- Salazar : Un pirate très habile dans l'art du vol et celui des bonnes affaires. Il se téléporte de façon plutôt incontrôlé quand il est en danger.
Blam !
La lourde porte du temple de l’eau vient une fois de plus de se refermer avec fracas. Une fois de plus nous sommes au milieu de la grande salle avec ce bassin qui déborde, une fois de plus c’est comme si nous venions d’entrer, alors que nous avons déjà vécu plusieurs morts.
Nous décidons de ne pas nous jeter dans le combat contre la troupe de Cirvisnea, mais de prendre du temps pour explorer les différents recoins du lieu.
Nous visitons d’abord un local derrière deux colonnes dont le mobilier est vermoulu, le bois pourri, décomposé. On y devine des sièges, des étagères, une table peut-être… Et nos recherches ne révèlent rien de plus que cette désolation.
Puis une autre pièce, a l’opposé de la précédente, et cette fois-ci nous y découvrons des meubles de qualité et de riches tentures dans un parfait état.
Blagord, laissé seul, décide d’explorer le bassin dont l’eau déborde et envahit lentement le temple. Après une forte résistance du courant, il se retrouve au beau milieu d’une étendue liquide d’un bleu azur. Pas de surface ni de fond en vue, de l’eau partout, sauf ce cercle sombre au-dessus de lui d’où il est venu. Il ne s’attarde pas, pour respirer il fait demi-tour et nous retrouve.
Blam !
La lourde porte du temple de l’eau vient encore de se refermer dans ce claquement que nous avons appris à redouter. De nouveau nous sommes au milieu de la grande salle avec ce bassin qui semble se déverser sans fin...
Blagord se prépare a plonger de nouveau, avec cette fois-ci une corde pour le retenir que j’attache à une des colonnes.
Pendant ce temps Salazar retourne dans cette petite pièce cossue pour remplir sa besace de ce qu’il peut trouver de valeur.
Quant à Pierre « le fourbe » et Anderna, ils visitent une autre salle pourvue d’une desserte sur laquelle trône des coupes et une carafe ouvragée quand..
Blam !
La lourde porte du temple de l’eau se referme une fois de plus et de nouveau nous sommes au milieu de la grande salle avec ce bassin qui déborde.
C’est assez ! Nous nous sommes trop attardés dans cette grande salle et ses dépendances attenantes. Aussi nous dévalons les escaliers à la rencontre des orcs de Cirvisnea. Quand soudain ...
... Blam !
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| Le Crane ? |
La porte du temple se referme derrière nous et, de nouveau, nous sommes au centre de la grande salle avec ce bassin qui dégueule.
Blagord et moi décidons d’y plonger ensemble et d’y interroger l’artefact une fois que nous aurons atteint l’étendue marine sous le temple. Car je ne l’ai peut-être pas précisé, mais je peux communiquer avec Le Crane ! Il m’indique la direction à prendre pour rejoindre son légitime propriétaire... Papa Legba. Et non, je n’ai rien bu ni fumé ! Bref, je m’arrime solidement sur le dos de mon ami et nous remontons le courant du bassin... enfin surtout Blagord, car je suis un petit gabarit et unijambiste de surcroît.
Salazar, lui, s’intéresse maintenant aux autels placés contre les parois de la salle principale. Ils sont situés entre les ouvertures donnant accès aux pièces que nous avions visitées. Il en fouille chaque recoin pendant qu’Anderna revisite les autres salles pour être certaine qu’aucun détail (richesse ?) ne lui ait échappé. Puis, chacun de leur côté, ils examinent les fabuleuses mosaïques murales dont chaque partie est taillée et ajustée parfaitement. Les pierres quasi précieuses brillent et ne semblent ne pas avoir subi les assauts du temps, rendant les scènes presque vivantes !
Mais que fait donc celui que l’on nomme le fourbe, me demanderez-vous ? Eh bien il boit de l’eau ! Bénite, empoisonnée, offrande ou résidu de crue, la question lui était venue... De l’eau dans le temple de l’eau. ? Étrange... Après ingestion, c’est certain, c’est de l’eau !
Bientôt Blagord et moi remontons du bassin. Trempé, je suis un peu découragé, car Le Crane est resté muet alors qu’à la surface de l’eau il m’indiquait le maelstrom au centre du volcan. Il semble qu’il faille de nouveau se frotter à Cirvisnea sur place.
C’est alors que Salazar nous avertit : depuis l’escalier qui descend vers le centre du volcan, il y a un orc qui nous vise... et qui tire. Sa flèche se perd au-dessus de nos têtes et Blagord se jette sur lui quand il prend la fuite. Ah, on ne l’appelle pas l’exécuteur pour rien ! en un bond il est sur le fuyard et lui tranche le cou !
Blam !
La porte du temple se referme encore derrière nous et, de nouveau, nous sommes au centre de la salle du bassin. La boucle recommence...
Salazar continue l’examen des autels avec celui qui au centre. C’est le plus grand d’entre eux, dont la statue d’un elfe aux mains tendues laisse s’écouler au sol un torrent venant de ses paumes.
Anderna quant à elle, jette un sort qui lui permet de marcher sur les parois et elle se lance dans leur minutieuse exploration. Elle y découvre, ornant les volutes couvertes de mosaïque au-dessus du bassin, une gemme énorme qu’elle essaie de dessertir sans succès.
Pour ma part je me tiens, avec le reste des compagnons, à côté des escaliers d’où avait surgi l’orc. Pierre et Blagord se postent de chaque côté, alors que je me dissimule derrière une colonne en invoquant les faveurs de Papa Legba pour qu’il endorme celui que je lui désignerai. Malgré la mélodie de l’eau qui coule et clapote et cette semi-obscurité souterraine, nous n’étions pas sereins. Mais nous n’avions pas imaginé la suite !
Pierre est projeté contre le mur. Son armure est enfoncée et du sang lui coule de la bouche, il est KO debout. Nous avons beau écarquiller les yeux, mais n’explique son état ! Puis dans un gargouillis, comme pendu par une corde invisible, il s’élève. Cherchant une cible pour le sommeil de Papa Legba, je remarque que l’onde révèle des pas à la surface de l’eau. Blagord n’a rien vu, mais il se rue vers Pierre. Celui-ci est toujours suspendu, sanguinolent, il remue les bras en vain à la recherche de quelque chose d’invisible (sa potion de soin ?). C’est alors que devant lui apparaît l’imposante silhouette de Cirvisnea grimaçante, toute en armure ! Pas le temps de réagir que d’une main elle défonce dans un sinistre craquement le visage de Pierre...
Blam !
La porte du temple se referme derrière nous, de nouveau au centre de la salle principale du temple.
Anderna a une idée pour se sortir de ce temple et peut-être par la même de cette boucle : elle va nous téléporter de l’autre côté de la porte ! Ordinairement la puissance lui aurait manqué, mais ici la mana semble aussi abondante que l’eau, alors c’est à tenter. Évidemment je me porte de volontaire pour sortir, confiant dans ses pouvoirs. Et me voilà de l’autre côté de la porte ! Libre !
Je remarque que l’antichambre du temple autour de moi semble avoir subtilement changé, tout est plus récent, plus brillant et même plus volumineux ! Je suis bientôt rejoint par toute la compagnie et nous félicitons Anderna pour cette évasion !
Pourtant dehors beaucoup de choses ont changé. En effet si le volcan et le temple sont toujours présents, il y a une ville portuaire qui s’étend sur le rivage avec un long escalier qui grimpe le long du volcan vers le temple. À notre arrivée il n’y avait rien de tout cela, pas même des vestiges...
Le Crane m’indique encore le centre du volcan, mais nous décidons de descendre vers la ville, pour nous renseigner et nous reposer un peu. C’est au détour d’un des nombreux lacets de cet escalier de marbre que nous faisons la rencontre de 2 gardes elfes, dans de magnifiques armures rutilantes, avec un haut cimier et tenant lance et bouclier.
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| Garde elfe |
Première constatation, ils sont très maladroits, on les a totalement pris par surprise. L’un en perd même son bouclier. Seconde constatation, on ne comprend rien de ce qu’ils nous disent. En tendant l’oreille, Pierre reconnaît pourtant des mots en langue elfique et leur répond. Ce qui a pour effet que l’un d’eux dévale les marches, certainement pour chercher du renfort, et l’autre nous tient à distance de sa lance. Et alors que notre ancien capitaine persévère dans ses négociations, j’invoque Papa Legba pour que ce garde trouve le sommeil et c’est ce qui se produit. Contre l’avis de Pierre, nous décidons de remonter vers le temple et de suivre les indications du Crane, descendre en ville semblait trop compliqué. Anderna en profite pour s’approprier la lance du garde endormi et nous nous remettons en route.
Revenu sur le parvis du temple nous remarquons en contre bas qu’une petite troupe arrive. Aussi je grimpe sur le dos de Blagord et nous empruntons un petit chemin à flanc de volcan pour nous éloigner du temple, tout en suivant la direction générale indiquée par Le Crane. Anderna nous propose de faire voler sa nouvelle lance et de nous y accrocher tous pour survoler la montagne... L’humour des tatoueuses n’est pas toujours évident a comprendremais nous avons bien ri.
Poursuivis par une troupe elfique derrière nous et une autre qui longe le rivage en dessous, nous parvenons au temple de la terre. Il est plus rustique que celui de l’eau, mais cela ne nous empêche pas de nous précipiter à l’intérieur et de refermer la lourde double porte...
Blam !
Le lieu est sombre et suffocant. La terre et la poussière nous prennent à la gorge, nous étouffons. Avec le soutien de Papa Legba, qui ne cesse de nous guider, je purifie l’air autour de nous et nous reprenons notre progression.
Au bout de la grande salle du temple, nous distinguons un passage qui descend, comme au temple de l’eau, mais ici, pas d’escalier, mais un étroit toboggan d’où dévalent des monceaux de terres et de cailloux. Nous ne discutons pas longtemps avant de nous y engager. Ce fut une descente tristement mémorable, un enterrement que ne renierait pas un fossoyeur. Nous nous écorchons sur les roches en mouvement, la terre envahit nos yeux et notre bouche, nous sommes secoués, sans repère, et nous achevons notre course contre la balustrade de la salle au maelstrom, avec le vide sous nos pieds !
Nous nous remettons sur pied, au bord de ce torrent de minéral qui plonge dans le vide avant de s’élever et de tournoyer avec les autres éléments pour rejoindre le centre d’attraction sous le dôme du volcan. Le Crane veut rejoindre ce point de concentration.
Plus loin, sur la coursive, nous apercevons la troupe de Cirvisnea qui ne semble pas nous avoir repérés dans le bruit et l’immensité de cette salle, mais il faut faire vite.
Nous avions déjà essayé de lancer l’artefact, mais nous avions échoué et nous étions revenus au point de départ. Aussi nous choisissons une autre approche : attacher Le Crane à une pierre qui irait d’elle-même, en suivant le courant, se jeter au cœur du maelstrom. Pierre nous fait un nœud de marin dont il a le secret et nous laissons partir l’ensemble dans le flot élémentaire... Mais l’assemblage a du mal à s’élever une fois dans le vide, alors Anderna le fait venir à elle et s’envole vers le centre. Quelle magicienne !
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| Anderna, so sexy 😅 ! |
Nos yeux fixés sur elle, en lévitation et si proches du centre, avec le crane en main, elle sent en elle un pouvoir sans limites. elle hésite... Mais envoie finalement l’artefact à la croisée des éléments... et là, explose une lumière aveuglante et tout se fige ! Mes compagnons sont paralysés, ou bien le temps s'est-il arrêté ?
Je dois rêver, car dans cette lumière je perçois une haute silhouette majestueuse qui se dirige nonchalamment vers moi. Sur son chemin, dans le vide sous le dôme du volcan, la silhouette se transforme, peu à peu, avant de se tenir devant moi, et maintenant c’est le vieux Papa Legba !
Je le répète je suis à jeun, je n’ai rien bu moi !
L'apparition m’informe qu’elle est un dieu ancien, l'un des Seldarine. Il est le seigneur de la continuité, et que Papa Legba est un aspect qui appartient à mon époque, dans 3000 ans. Mais que pour le moment nous sommes toujours dans la boucle temporelle du temple.
Celle-ci a été provoquée pour un de ses prêtres afin de stopper un rituel maléfique avant son terme. Il m’apprend que nous sommes ici pour finir ce qui a été commencé. L’archimage qui effectue le rituel est à côté, un peu plus loin en suivant la coursive. Quand nous prononcerons le nom du Seldarine, « Labelas Enoreth », le cours du temps reprendra et ce sera à nous d’agir pour contrer la menace ...








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